Asie,  Japon

Osaka, l’Exposition universelle 2025

Sous le thème « Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain », l’Expo 2025 a réuni plus de 160 pays et organisations à Osaka, la troisième plus grande ville du Japon du 13 avril au 13 octobre 2025. L’événement s’est tenu sur l’île artificielle de Yumeshima, dans la baie d’Osaka. Conçue pour être un hub vert et intelligent de 390 hectares, elle représente un symbole de transition écologique et technologique, abritant des pavillons innovants et un monumental anneau en bois d’une circonférence de 2 km, le Ring.

Il s’agit de la deuxième organisation d’une exposition universelle à Osaka, puisque la ville avait déjà été l’hôte de l’exposition universelle de 1970. L’événement est repassé au traditionnel cycle de cinq ans après que l’édition de 2020 (Dubaï) a été repoussée à 2021 en raison de la pandémie de Covid-19. Pendant 184 jours, l’Expo 2025 a accueilli plus de 29 millions de visiteurs venus du monde entier.

Jour 14 | Kyoto <> Osaka : nous profitons de la proximité d’Osaka, à seulement 45 mn de train,pour faire l’aller-retour à l’exposition universelle 2025dans la journée et nous épargner un changement d’hôtel.L’expo ne figurait pas dans notre plan de voyage initial mais ce n’est pas tous les jours qu’on a la possibilité d’assister à un événement de cette envergure. Nous avons donc acheté nos billets en ligne quelques mois auparavant et planifié cette journée dans notre itinéraire. Après le train et une connexion en métro, nous arrivons à la gare terminus de Yumeshima, point d’entrée de l’événement. Et nous ne sommes pas les seuls… Il nous faudra près d’une heure d’attente pour rejoindre les portails d’entrée, sous un soleil et une chaleur de plomb alors qu’il est à peine 9h00…

Le plus spectaculaire apparait dès l’entrée : le fameux Ring, une monumentale structure circulaire en bois, imaginée par l’architecte contemporain japonais Sou Fujimoto. Avec un diamètre de près de 700 mètres pour une circonférence de 2 km, l’anneau Ring symbolise la connexion et la communion des cultures du monde sous un seul ciel. Il sert également de passerelle panoramique pour se promener au cœur du site de l’exposition.

Nous débutons par le pavillon France qui a reçu d’excellentes critiques. La French Touch se fait ressentir dès l’entrée, avec la présence d’une boulangerie de la respectée Maison Kayser. Puis nous évoluons dans une scénographie élégante et raffinée, faisant la part belle au luxe, à la mode et à la gastronomie française. Les sponsors ne se cachent pas, LVMH, Dior, les Vins d’Alsace sont sublimés par des ambiances et scénographie créatives époustouflantes.

Nous poursuivons par le pavillon du Canada, avec un accès privilégié grâce à nos passeports.Nous ressortons un peu déçus par la mise en scène du célèbre Robert Lepage, prometteuse mais peu aboutie. Petit clin d’œil à la « Poutinerie » sponsorisée par Air Canada. Puis ce sera au tour de la Suisse à laquelle nous sommes naturellement attachés. Un pavillon compact et pragmatique, à l’image du pays. Nous passons par celui de l’Autriche à la mise en scène musicale, avant de faire une escapade en Colombie dans un pavillon végétalisé.

Il est impossible de visiter tous les pavillons en une seule journée, alors nous décidons d’opter pour une stratégie opportuniste et de pénétrer dans ceux qui affichent le moins de temps d’attente pour y accéder. Certains halls d’exposition regroupent plusieurs pays présentant des stands plus modestes : Montenegro, Ukraine, Urugay, Slovaquie… La pluie s’invite, nous nous abritons au Blue Ocean Dome où nous avions réservé via un système de loterie pour découvrir une expo consacrée aux enjeux de l’eau.

Nous prenons une pause au snack du pavillon Italie en nous installant dans l’une des nombreuses aires de restauration en plein-air. Puis nous reprenons notre visite en montant sur le pont supérieur du Ring qui offre une vue phénoménale sur l’Exposition et ses environs. Le ciel s’est obscurci et une nouvelle averse arrive, nous trouvons refuge dans différents pavillons : Émirats Arabe Unis puis Espagne où nous prenons une pause autour d’un café et de churros. Puis ce sera le tour du Chili, de Singapour, de la Belgique et des Pays-Bas.

La nuit est tombée mais pas la température ambiante, rendue moite par l’humidité laissée par les récentes averses. Nous remontons sur le Ring pour admirer les multiples pavillons illuminés. Après avoir été refoulé du restaurant belge, faute de réservation, nous décidons malgré tout de manger un morceau avant de rentrer à Kyoto. On se laisse tenter par de vrais sandwichs jambon-beurre chez Kaiser, le plus cher de notre vie (12€), mais que nous savourons avec gourmandise. Nous rachetons des boissons (plus de 25 bouteilles consommées aujourd’hui !) avant de reprendre le métro puis le train en direction de Kyoto. Nous arrivons à 21h30 passés à notre hôtel, éreintés mais émerveillés par cette première découverte d’Exposition universelle.

Retrouvez ici la suite du voyage à Kyoto.

Voyage effectué du mardi 1er au dimanche 20 Juillet 2025

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *