Asie,  Japon

Kyoto, l’ancestrale ville-capitale

Ancienne capitale impériale du Japon, où les empereurs ont résidé pendant près de 1.000 ans avant que Tokyo ne devienne la capitale actuelle, Kyoto est le cœur culturel et historique du pays. Fondée sous le nom de Heian-kyo par l’empereur Kanmu, elle a abrité la cour impériale pendant plus d’un millénaire. La ville est réputée pour ses 2 000 temples et sanctuaires, ses jardins traditionnels et pas moins de 17 sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Un peu d’histoire : À la fin du VIIIe siècle, l’empereur Kanmu délaisse Nara (Heijo-kyo), la première capitale japonaise de long-terme, pour fonder une nouvelle ville : Heian. Celle-ci sera si influente qu’une ère historique porte son nom. Établie en 794, elle reste en effet capitale impériale pendant 1 074 ans (en dehors de quelques courtes périodes) et jusqu’en 1868. Au XXe siècle, Kyoto échappe aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale : les Alliés considèrent en effet que son patrimoine culturel est inestimable et que sa destruction empêcherait une réconciliation avec le Japon. Aujourd’hui Kyoto doit cependant faire face à un nouveau défi : celui de gérer les flux de visiteurs, attirés par la promotion efficace de l’office du tourisme et des réseaux sociaux, qui contribuent à créer des phénomènes de surfréquentation de certains quartiers.

Jour 12 | Hida > Kyoto : après seulement deux heures trente de voyage et un changement de train en milieu de parcours, nous arrivons en gare de Kyoto. Notre prochain logis, le Minn Nijo-jo, se situe seulement à quelques arrêts de bus. Après notre installation et une pause à l’hôtel, nous partons découvrir la ville à la tombée du jour pour éviter la chaleur plus étouffante qu’en montagne. Les rues sont plutôt tranquilles en ce dimanche soir. En quête d’un endroit où dîner, une envie de pâtes nous invite à nous attabler au Karasuma-due, un restaurant italien occupant un édifice historique. Nous poursuivons ensuite jusqu’aux passages couverts de Teramachi dont les centaines de devantures sont fermées à cette heure tardive. Nous rejoignons finalement notre appartement pour une bonne nuit de repos.

Jour 13 | Kyoto : après un petit-déjeuner simple et rapide, nous prenons le bus pour rejoindre Kiyomizu-dera, l’un des plus remarquables temples de Kyoto. En chemin, nous sommes bloqués par les préparatifs du festival Gion Matsuri qui se déroulera dans quelques jours au Sanctuaire Yasaka. Nous débarquons au pied de la rue Matsubara-dori qui, une fois passé le stationnement réservé aux autobus, canalise une véritable marée humaine jusqu’aux portes du temple. Nous avions lu que Kyoto était très touristique, c’était sans compter que nous étions dimanche et du plus grand festival du pays ! Le site de Kiyomizu-dera n’en reste pas moins spectaculaire, même s’il faut s’armer de patience pour tenter quelques photos épargnées par la présence de touristes. Une fois le principal temple traversé, nous rejoignons le sanctuaire Taisan-ji Temple, à l’écart et plus tranquille, qui offre une vue extraordinaire sur le site et Kyoto en contrebas.

Après quelques indispensables rafraîchissements, nous partons nous balader dans les ruelles voisines très animées de Sannenzaka. Accablés par les 35° et la foule dense, nous trouvons refuge chez Shiroka, un café tout épuré qui sert de délicieuses pâtisseries d’inspiration française. Nous flânons un peu dans les boutiques de souvenirs et de porcelaine, avant de nous perdre dans le Donguri Kyowakoku (Ghibli Store). Après quelques emplettes, nous décidons de déjeuner au Kyoto Bistro de l’hôtel Hyatt pour déguster de savoureux burgers suivis de traditionnels choux à la crème. Un régal, service cinq étoiles en prime…

Après cette pause gourmande et relaxante, nous nous rendons au sanctuaire shinto Yasaka-jinja dont nous traversons la cour avant de redescendre dans les ruelles du quartier traditionnel d’Ishibe kōji road.

Nous enjambons la rivière Kamogawa dont les rives apportent un peu de fraîcheur descendant des montagnes voisines. Puis nous remontons l’étroite ruelle Pontocho qui est une longue succession de bars et de restaurants. Certains d’entre eux portent des noms français et proposent quelques classiques de la gastronomie hexagonale. Harassés par notre journée, nous finalisons les derniers kilomètres en bus et décidons de faire quelques courses au supermarché Co-op Nijō afin de dîner tranquillement dans notre appartement, au frais !

Jour 14 | Kyoto <> Osaka : nous profitons de la proximité d’Osaka, à seulement 45 mn de train, pour faire l’aller-retour à l’exposition universelle 2025 dans la journée et nous épargner un changement d’hôtel. Retrouvez l’article ici.

Jour 15 | Kyoto : après cette parenthèse à l’Expo universelle d’Osaka, nous reprenons nos visites à Kyoto. Nous débutons par le sanctuaire Kinkaku-ji, niché dans un parc magnifique, où se trouve l’incroyable Rokuon-ji Kinkaku, plus connu sous le nom de pavillon d’or. Le lieu est juste somptueux, et nous l’apprécions d’autant qu’il n’y a pas (encore) foule.

Après une glace au matcha, nous reprenons notre route en direction du temple Hirano-jinja et son imposant Tori jaune. Nous arrivons ensuite au sanctuaire shinto Kitano Tenman-gū, vaste domaine occupant un parc verdoyant. Il n’y a pas grand monde alors que le lieu est gratuit et superbement décoré. Étonnant qu’il soit encore épargné par la surfréquentation. Nous marchons jusqu’au quartier de geisha Chiken, lui aussi relativement calme, à l’écart des routes trop touristiques. Nous rejoignons le quartier de l’hôtel et, après avoir longuement cherché un ATM acceptant notre carte de crédit, nous nous installons au Café Tyrol, une cantine locale et familiale tenue par des femmes, qui sert des plats copieux à un prix absolument imbattable ! Nous décidons de prendre une pause à l’hôtel et d’effectuer quelques lavages de vêtements bien appréciés avec ces fortes chaleurs.

En fin d’après-midi, nous reprenons le métro en direction de la gare d’Inari pour visiter les fameux Mont Inari à la tombée du jour. Il est 17 h 00 passé mais il y a encore foule dans ce site très prisé des touristes. Le lieu compte près de 10 000 Toris rouges, offrant des perspectives incroyablement photogéniques. Nous décidons de monter en haut du Mont Inari et les visiteurs se dispersent progressivement. L’ascension est relativement sportive, ponctuée par de nombreux sanctuaires. A la nuit tombée, le lieu dégage une atmosphère mystique, sublimée par le coucher de soleil sur Kyoto à nos pieds.

Nous redescendons jusqu’au métro pour rejoindre la gare de Kyoto, remarquable elle aussi pour son architecture futuriste, véritable cathédrale de verre et d’acier. Nous dînons au 12e étage qui abrite une multitude de petits restaurants dans une ambiance cosy. Nous retenons le Katsukura pour déguster un menu de spécialités aux côtés d’une groupe d’étudiants franco-japonais. Nous terminons la journée par une dernière balade dans la gare monumentale et sur le Skywalk qui traverse l’immense édifice délivrant là encore une vue incroyable sur Kyoto.

Jour 16 | Kyoto : ce matin, les enfants ont décidé de prendre une pause, fatigués par les deux derniers jours de visites plutôt intenses. Nous décidons alors de visiter en duo le palais Ninjo Jo situé tout près de l’hôtel. La visite débute par la porte monumentale, absolument somptueuse. Puis nous accédons aux différents pavillons. On enlève nos chaussures comme dans bien des endroits au Japon pour fouler les tatamis des salles magnifiquement décorées, toutes de boiseries et de peintures dorées. On plonge immédiatement dans l’époque des Shoguns ! Nous poursuivons la visite en faisant le tour des vastes jardins et des fortifications du château sous un soleil de plomb.

Nous passons récupérer les enfants à l’hôtel pour déjeuner ensemble au Cafe Bibliotic Hello, savant mélange de librairie et de café cosy, puis prenons la direction des passages couverts pour un après-midi de shopping. Celui de Nishiki Market, le plus connu, est particulièrement fréquenté, avec ses nombreux étals aguicheurs et colorés.

Nous débarquons alors sur la rue principale Shijo-dori totalement fermée, rendue libre aux piétons, en prévision des préparatifs du festival Gion. Durant 2 jours, les processions de chars (Hoko et Yama) ont lieu entre 9 h 00 et 11 h 30. Des groupes portent ces chars imposants (les chars de Yama pèsent jusqu’à 1 600kg et ceux de Hoko pèsent jusqu’à 12 tonnes…) décorés de manière élaborée avec de superbes tapisseries de Nishijin. Après quelques dernières emplettes chez Uniqlo, nous allons chercher quelques plats à emporter chez Coop et dînons dans le lobby de l’hôtel afin de nous préparer pour le départ du lendemain.

Jour 17 | Kyoto > Nagoya : c’est le jour du grand festival et le centre-ville semble paralysé… Mais c’est aussi un véritable déluge qui s’abat sur Kyoto. Nous avons la chance de croiser un taxi qui vient chercher des clients à l’hôtel et qui accepte de revenir nous chercher pour nous conduire à la gare. On ne le répétera jamais assez, la gentillesse des chauffeurs de taxi japonais est réellement légendaire. Nous arrivons sans encombre à la gare de Kyoto et embarquons pour notre dernière étape : Nagoya et les studios Ghibli !

Retrouvez l’histoire de Kyoto sur le formidable blogue Kanpai.

Voyage effectué du mardi 1er au dimanche 20 Juillet 2025

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